GENOCOST: L’ARNAQUE DE FELIX TSHISEKEDI
Deux jours, soit 31 juillet et 2 août 2026, M’zee Laurent-Désiré Kabila vivant aurait passé de moments éprouvants en voyant le régime Udps se faire des sous et des honneurs sur une de ses idées phares
31 JUILLET 2026 : CONSEIL DES MINISTRES À KANIAMA KASESE
Mzee Laurent-Désiré a probablement essuyé de sa joue une larme à la vue du Conseil des ministres du vendredi 31 juillet 2026 tenu à Kaniama Kasese. Son Kaniema Kasese, centre pilote du Service National, que dis-je ? son Service national !
En effet, en séjour au Grand Katanga depuis le 28 juillet 2026, Félix Tshisekedi s’est distingué par sa spécialité : récolter là où il ne sème pas.
ll ressort du compte rendu du Conseil des ministres qu’il «a ordonné le renforcement de l’audit des projets agricoles à travers le pays et a visité le complexe agro-industriel local… ».
À deux ans de l’échéance de son second et dernier mandat, il n’a pourtant entrepris aucun projet d’envergure nationale pour promouvoir l’agro-industrie alimentaire.
Certes, il peut se prévaloir de la production agricole réalisée par le Service National. Du reste, dans son mot de bienvenue à Felix Tshisekedi, le général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du SN, a établi un bilan éloquent du quinquennat de sa structure sous le régime UDPS: « En 5 ans, soit de 2020 à 2026, nous sommes passés de 0 hectare à 10.000 hectares, c’est vraiment un exploit. Nous avons également 9.000 têtes de vaches, avec l’ambition d’en avoir 20.000 en 2029 », a-t-il déclaré.
Calcul d’écolier : créé en 1997 et avoir zéro hectare en 2020 pour atteindre aujourd’hui 10.000 hectares de produits agricoles semés et récoltés revient à dire qu’au cours de 23 premières années d’existence (1997-2020), le Service national n’a rien produit ! On connait la chanson. Les Kabila n’ont rien fait.
Pour la majorité des jeunes, c’est l’évidence même. Or, pour les Congolais ayant la tête sur les épaules, c’est faux : le SN avait connu un bon démarrage avant d’être déstabilisé par l’Udps ! Oui : entre 1998 et 2001 – entendez du vivant de Laurent-Désiré Kabila – le Service National réalisait des performances en cultures vivrières n’ayant rien à envier aux performances actuelles.
Il faut l’admettre : Mzee avait, au travers du SN, sa formule impliquant le renforcement du sentiment national par la formation autant de la culture nationale congolaise que de l’artisanat et de la sécurité publique.
On se souviendra de l’initiative ingénieuse « 1 tente, 11 Provinces ». Chacune des tentes, sur tous les sites SN à travers toute la République, devrait abriter 11 jeunes provenant des 11 provinces de l’époque. Les 11 jeunes avalent l’obligation de s’enseigner les 4 langues nationales officielles du pays et de s’interpénétrer les valeurs culturelles compatibles. Outre l’agriculture comprenant les cultures vivrières, l’élevage et la pisciculture, ils devaient devenir des réservistes de l’armée. Comme en Israël.
Ce qui lui fit dire : « Je dois vous assurer que je suis un soldat du Peuple : je ferai mon devoir jusqu’à mon dernier jour. Je veux que mon pays soit totalement libre. Et, en tout cas, un pays moderne qui se développe. Où sur le plan social, nos villages doivent être transformés». Il parlait déjà du PDL (Programme du Développement local), ancêtre du PDL-145 Territoires.
Hélas ! Le projet fut bloqué. Encore en vie, le général Denis Kalume et son proche collaborateur Vital Kamerhe sont mieux placés pour en dire plus.
Pour rappel, le SN avait été doté de deux structures d’accompagnement : la RSN (Réserve Stratégique Nationale chargée d’entretenir des entrepôts) et le BNPS (Bureau National de Promotion Sociale) chargé de vente en gros et demi-gros auprès des revendeurs devant d’écouler, eux, la production auprès des consommateurs directs.
On ne sait trop à l’instigation de qui l’Udps – avec à sa tête Etienne Tshisekedi – avait entrepris la démolition pure et simple du Service national, le présentant à l’opinion nationale et internationale en milice privée, en force paramilitaire, en jeunesse armée.
Bénéficiant du soutien des ONG aux dénominations trompeuses soutenues par les ennemis du Congo, l’Udps condamna le Service National à la disparition.
Diabolisé auprès des partenaires traditionnels, il ne pouvait fonctionner ni sous la Transition 1+4, ni sous les deux mandats de Joseph Kabila car soupçonné de rouler pour ce dernier.
Que Félix Tshisekedi l’ait relancé, c’est une bonne chose. C’est la preuve que le Service National n’a jamais eu la vocation qu’on lui avait prêtée. Mais que Felix Tshisekedi se livre à sa « dékabilisation » pour sa « tshisekedisation », voilà une arnaque, mieux, une escroquerie.
Les esprits éveillés admettent que s’il n’avait pas été diabolisé, le Service National aurait fait avancer considérablement le pays.
2 AOUT 2026 : COMMEMORATION SOUS LE SIGNE DE L’ARNAQUE
M’Zee Laurent-Désiré Kabila aurait regardé avec dédain tout le spectacle organisé le dimanche 2 août 2026 à Kinshasa au Mémorial du GENOCOST, à Kinshasa sous le thème : «Maintenant que tu sais, que fais-tu ?».
Ce thème tombe bien à point nommé puisque la vérité globale à rétablir est la suivante :
1. On a falsifié sciemment l’histoire en soustrayant deux pays parmi les responsables de ce qui s’est passé au Congo en ces temps là, en l’occurrence le Burundi et l’Ouganda, alliés actuels de Mr Tshisekedi.
2. Le discours de l’Udps était aux antipodes de celui de Mzee Laurent Désiré Kabila
3. Vingt huit ans après, voir l’Udps persevérer dans le mensonge alors qu’il s’agit d’honorer les vies fauchées, a de quoi révolter.
4. Constater que le 02 Août sert à asseoir le concept Genocost a de quoi indigner.
5. Le procès Constant Mutamba en cours est lié uniquement et exclusivement à “la guerre des six jours”.
6. L’Ouganda a accepté de payer les indemnisations aux victimes à hauteur de 65 millions de dollars l’an à partir de 2022 sous le régime Tshisekedi.
7. Fait grave, ces indemnisations sont payés abusivement avec des sommes insignifiantes, l’argent ayant pris des destinations inconnues.
8. De ce fait, le concept GENOCOST qu’on veut promouvoir à l’international couvre en réalité des détournements avérés.
En conclusion, le 31 juillet à Kaniama Kasese et le 2 août à Kinshasa, Tshisekedi et son pouvoir ont confirmé ce qu’ils savent faire de mieux : tirer profit des idées des autres tout en les diabolisant.
Barnabé Kikaya Bin Karubi | Ambassadeur
