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Le Blog de Barnabé KIKAYA Bin KARUBI

DROIT AU BUT : “Cette Constitution, je ne l’aime pas, et vous le savez !”

Ça devait arriver tôt ou tard, tellement est de notabilité publique son bavardage devenu légendaire. C’est désormais acquis, mieux acté : pour la première fois depuis que le monde est monde, un chef d’État en fait l’annonce aussi clairement qu’ouvertement : il n’aime pas la Constitution de son pays.

Jamais, même ceux de ses homologues qui prennent certaines libertés avec les Constitutions de leurs pays, n’osent aller sur ce chantier ou ce sentier-là, sans que de tels propos ne suscitent et ne justifient la destitution. Car “Un Président ne devrait pas dire ça” pour reprendre le titre du livre des journalistes d’investigation français, Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Pire, il le dit en public devant des députés nationaux et des sénateurs de sa plateforme et dont certains – pour ne pas dire la majorité – en sont à leur cinquième législature grâce à la Constitution du 18 février 2006. Dans cette majorité, il y a même des rédacteurs de cette loi. Ils l’enseignent dans des universités et instituts supérieurs. L’un d’eux a eu même l’honnêteté intellectuelle de la qualifier comme la meilleure du pays depuis 1960.

Comme la bouche qui parle trop ne manque pas de pécher, Félix Tshisekedi a péché terriblement !

En effet, qui est aujourd’hui cette femme ou cet homme honnête qui va encore croire, par exemple, à un Dialogue national convoqué sur base d’une Constitution que le président de la République n’aime pas ?

Qui est cet homme ou cette femme qui peut avoir confiance dans une nomination ou une promotion se référant à une Constitution que le président de la République n’aime pas.

Qui est ce soldat – actuellement au front – qui peut croire dans une guerre pour défendre un pays alors que le président de la République n’en aime pas la Constitution.

Quel est cet ambassadeur étranger qui sera accrédité en RDC ou congolais qui sera accrédité dans un pays étranger alors que le président de la République n’aime pas la Constitution à laquelle il doit se référer ?

Ou, quel est ce chef d’Etat étranger qui acceptera de réserver des honneurs à son homologue congolais qui n’aime pas la Constitution de son pays ?

Quel est ce partenaire extérieur qui pourra faire confiance dans des documents d’investissements portant des références liées à la Constitution que le chef n’aime pas ?

De l’abondance du cœur parle la bouche.

Samedi 24 octobre 2026, Félix Tshisekedi a laissé parler son cœur !

Et, patatras !

Ça va être difficile à réparer, cette bavure-là, car c’en est une.

À partir de là, on sait maintenant pourquoi il a concouru à déstabiliser de façon systématique et systémique les institutions de la République autant que les institutions publiques : il n’aime pas la Constitution de la République Démocratique du Congo pourtant approuvée en 2005 par référendum à 85 %.

L’implacable logique est qu’il doit tirer toutes les conséquences de sa déclaration du 24 octobre 2026 : il a liquidé son serment constitutionnel. Donc, il n’est plus sous la protection de la Constitution et des lois dès lors qu’il n’en est plus le garant. Une seule conclusion s’impose. A chacun de prendre ses responsabilités.

Barnabé KIKAYA Bin Karubi

Barnabé KIKAYA Bin Karubi
Ambassadeur
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